Sur le site des tulipes, on peut lire « qui sommes nous ? » Aussi un « qui étions nous » s’impose.
Une petite présentation au vu du nombre important de participants ne fera pas de tort, de cette façon chacun se
reconnaîtra.


Commençons par les nouveaux :
Pierre et Dominique, sur Morgan plus 4, à 2 dedans ! Vu le gabarit de notre ami, il ne peut y rentrer en longueur que parce que le siège a été déplacé et en la largeur grâce à la sveltesse de sa navigatrice de talent, il paraît qu’il y a tout à bord, sauf : table, chaises, parapluie, glacière, outillage, huile, éponge, peau de chamois, bref ,tout ce que les autres emportent , mais bon, c’est sport pur jus ! PS : les brosses à dents seront achetées sur place… Jean-Michel et Jacqueline sur Ssssssim Kaa , aie confianssssse, méfiez-vous du serpent, adoptez Bagherra , ce qu’ils ont fait.

Roland et Josiane sur Volvo p1800 , est ce vraiment un saint ? Pas sûr… Ophélie et Michaël sur R8, avant de nous accompagner, il a dû apprendre en cours accéléré que les courroies trapézoïdales exigent que les poulies soient bien alignées dans le même plan, sans quoi, le roulement de l’alternateur pourrait en souffrir, mais ce n’est qu’un exemple prit au hasard, qui n’est tiré d’aucun fait réel et d’ailleurs toute ressemblance avec la réalité ne serait que pure coïncidence, en tous cas , merci Papou. Ghislaine, Benjamin et Pierre en Dissy- huit Renault.
Victor et Francine sur Taunus Cortina, ici en version Taunus, 1° Ford à vocation mondiale, avant la Sierra et la
Mondéo.

Pascal et Brigitte sur une splendide Mustang rouge, la même que celle de Cruchot . Y a t-il un tableau de grande
valeur dans le coffre ?

Claude et Liliane, aux commandes d’une 944s, machine de guerre ça, mais Liliane ne dépasse jamais les 2000 tr/min,
de toute façon, nous sommes en ballade et tout le monde arrive en même temps, à peu près… Pierre et Anne, sur une Triumph qui d’après mon ami Anglo-Wallon, pète le feu! Philippe et Olivier, avec une grosse BMW, série 7, dans cet engin ils font un peu Satanas et Diabolo, non ? Mireille et Christian : lui , c’est un peu notre Mario David dans les grandes vacances ou dans Oscar, on est toujours surpris de le voir sortir de sa 4cv. Désiré et Paule, faute de dynamo ils sont venus avec un alternateur, et tant qu’à faire , ils ont mis une Opel Ascona cabriolet autour ! Léon et Nicole, sur 190 SL la plus belle ? Je ne sais pas, il faudra demander au miroir… Philippe et Jacqueline, en dehors de leur compagnie, nous amène une rare Porsche 911 sans complexe, en version speedster. Rudy et Véronique nous présentent leur Fuego phase 1, GTX 2 litres , en parfait état, une voiture à redécouvrir. Alain et Danielle, avec une Ondine toujours impeccable, l’ondine c’est un peu une super dauphine, demandez lui, vous saurez tout … Roger, lui reste fidèle à sa R8 , ces deux voitures sont représentatives de l’évolution des lignes, ou comment passer de la savonnette usée, à la boîte à chaussures, on n’avait pas peur à l’époque d’innover en matière de look.


Au rang des habitués, nous avions :
Claire et André, un jour celui-ci lui dit une réplique de film célèbre que vous connaissez tous « passe moi le volant », elle ne lui rendra plus ! Laurent et Nathalie, sur leur Fiat 128 sport qui vous toise toujours et encore du regard. Etienne et Sabine devaient venir en Volvo, 2 roues motrices puisque sans 4/4, finalement ils ont choisi la golf 2+2 cabriolet. Jacques et sa Mercedes 350 sl, respect monsieur, elle en jette avec ou sans hard-top. Fabian, nous revient avec sa très belle VW jaune poussin, il nous a confié que quand elle sera grande, elle fera de la photo comme Dédé. Ah bon ? Ben oui, « Cox Cox kodak. » Freddy et Martine avec leur interminable (en un mot j’insiste avec force) Cadiiillllllac. Luc et Richard, sur BMW E30, rouge 4 cylindres, pardon SIX, mais ils ne sont que deux à bord, bizarre, trois s’en vint ‘y ? Alain et Patricia sur une Triumph, elle n’a pourtant rien d’une mégère ? Andrée et Nelly, sur une Morris qui a encore trop bu au fond du Garage, puisqu’elle est Bé Getté. Marcel Gaspard, qui tel un Roi suit son étoile de capot, le coffre de la 280 sl est-il rempli d’encens ? Que neni, mais un breuvage espagnol y est au frais ! Philippe et Patricia sur MG b bordeaux, toujours vaillante. (pour eux aussi ce sera cidre et calva) personne n’y coupera.

Jean Luc et Anne dans leur Triumph Roadster 3 , volante de bosse en bosse, bien qu’elle ne soit par produite par
Aston Martin. Agnès avec sa Fiat, toujours dans le rythme , même à ciel ouvert, suive qui peut… André et Angelina sur BMW E21, version Top Cabrio de Baur, décapsuleur breveté de la marque, mais pas seulement, il est sorti de chez ce carrossier les célèbres M1, les Audi quattro , sport ,S1,S2 mais aussi la Porsche 959 entre autre. Pascal et Christine avec leur rare et rutilante Fiat 1500 signée Pininfarina. André et Josiane, avec sa Mercedes Benz 220 s, ponton, dénomination non officielle, allait-elle nous servir pour traverser la Seine ? Michel et Véronique, avec sa superbe 911 3 litres immaculée ,blanche comme la neige, mais diablement efficace, surtout m’a t-il confié avec le réservoir plein, par contre, pas question de l’être pour le pilote, attention exigée à chaque instant, Michel ne boit que du coca quand il conduit. Eric et Miléna, sur Alfa-Roméo duetto du premier millésime dite «os de seiche» sacrée voiture de play-boy ça !
Henri et Laurence, avec la discrète mais efficace Audi GT, suivez le quand le pied droit lui démange et vous comprendrez . Pol et Agnès, hélas en moderne, en effet la p4 avait été réquisitionnée par le Vatican pour l’élection du Pape, elle fût choisie en raison de ses couleurs (rouge cardinal et blanc hermine) mais aussi pour sa capacité d ‘émettre des fumées tantôt blanches, tantôt noires. La cité ne l’a pas encore restituée, espérons qu’ils ne vont pas la mettre dans une boîte de verre et en faire une relique ! Alberte et Michel, en chef d’orchestre méticuleux, il a remis sa baguette bien en place , la 280 sl est complète, rappelons qu’il avait accusé sa pauvre épouse l’an dernier d’avoir arraché celle-ci, alors qu’elle n’y était pour rien, honte à lui…


Piet au volant de sa caravelle, plus rapide que celle de Christophe et plus fiable que celle de Sud-aviation.
Jean-Jacques et Géraldine, au volant d’une des plus belles créations de Jaguar, l ‘MK2 , c’est l’archétype de la berline
sportive anglaise. Chantal et Francis, il a travaillé tard chaque jour pour nous amener sa Porsche, remise en état, elle est prête à affronter une nouvelle Florio. Jean-Pol et Nadine ont choisi de prendre l’ MG b, il paraît que sport et confort sur longs parcours, c’est mieux que sport et…. sport, en plus c’est fiable, et les roues tiennent. Roch et Martine, à bord de leur Ford Mustang blanche, quelle histoire, Chabadabada, chabadabada , ah non, ça c’était un coupé, peu importe, la stang I est magnifique surtout celle du président de l’ AVAC, ( soyons bien vus). Yvette et Marcel, avec la grosse 450 sl, attention à la boîte, elles sont recherchées…. ne la quittez pas des yeux. Mattéo et Monique et leur nouvelle Mercedes 250 S de 1966. Ca c’est La classe ….S, (sonderklasse), la w108 est signée Paul Bracq, une ligne moderne qui va installer ou réinstaller Mercedes d’une manière définitive dans le segment des berlines haut de gamme.


Philippe et Laeticia sont venus avec une très belle VW karman 1500, alliance entre la solidité d’une cox et d’une ligne
très pure. Toutefois attention si vous vous garez à côté; lors des manœuvres on ne voit pas très bien les coins du
véhicule, ce serait dommage de l’accrocher… Guy et Marie-Paule, nos fidèles saint Bernard, sont en Peugeot, mais expert en transport de pique-nique et en remorquage sur plateau, en outre, le volume utile de l’attelage correspond bien à la gentillesse et bonne humeur embarquée. Moi-même et véronique avons optés pour une voiture avec un drakkar comme emblème. Un jour nous traverseront
peut-être la manche ? Une petite pensée pour Raymond qui n’a pu nous accompagner en Volvo p1800, faute de maladie. Souhaitons qu’il se rétablisse rapidement, Dommage, avec lui présent, le soutien-gorge était de mise !

Comme l’an passé, on nous attendait au Crocodile rouge à 7h00, camps de base équipé d’un véhicule amphibie mais
que nous n’emporterons pas. Nous avons fait la file comme des moutons, car nous avions une faim de loup! Et bien le
loup a été rassasié; le petit déjeuner était très copieux. Nous découvrons nos badges à nos noms, mais déjà quelques uns les ont échangés avec leur moitié, ce qui n’a pas manqué de provoquer quelques quiproquos amusants. Ceci se passera tout au long des 4 jours, notamment pour Michel (Manbour) qui s’est fait appelé Véronique par une dame, sans doute que son sourire ravageur a dû faire perdre un peu la tête à cette dame qui voulait absolument l’appeler Véronique ! Les GO nous font leur briefing, en insistant sur les consignes particulières dues au nombre plus important de Tulipiens, joli bouquet, 48 tulipes.

Comme d’habitude, tout le monde a compris les explications de Pol, et rien entendu de celles de Jean-Luc, on aura tout de même deviné qu’il faut respecter les limitations de vitesses et se méfier des obstacles artificiels qui se trouvent sur la route. C’est donc l’estomac bien calé et calés dans les voitures entre bagages et glacière que nous partons de bonne heure vers la Normandie…inutile de dire que les voitures sont toutes impeccables et prêtes à affronter la route. Notre but étant donc cette année de conquérir un nouveau territoire, qui fut aux travers des siècles une terre de batailles sanglantes, et où aujourd’hui la pomme règne en maître. Notre conquête sera bien sûr toute pacifique.

Les GO, qui sont un peu nos généraux ont travaillé sur le plan depuis plus d’un an, la technique employée sera de traverser le territoire à 45 km/h de moyenne par les petites routes, ce qui permettra à notre colonne d’être discrète mais aussi de profiter du côté typique des régions parcourues que nous ne pouvons connaître et apprécier par les grands axes. Cependant on va s’apercevoir que respecter les consignes de ne pas lambiner et ne pas faire la course ne sera pas chose facile. Le temps est nuageux mais sec et nous traversons les villages jusque Monchy Lagache, où nous prenons quand même le temps de nous désaltérer.

C’est là, que notre ami Victor, qui dans un souci de précision a voulu redresser un poteau en acier galvanisé qui n’était
pas très droit, mais hélas pour lui il se fera très mal au niveau de l’arcade sourcilière lors de cette tentative. Bien vite quelques personnes vont le soigner, de la glace sera appliquée et il s’en sortira sans trop de mal. Il me confia, « j’en ai vu d’autres lors de mes virées ! » un costaud le Victor ! Michel (Pieron) nous signale un petit problème au niveau du freinage; une Mercedes en panne non ce n’est pas possible. Il se sert certainement mal de la pédale de frein. Nous repartons et Jean-Luc joue au MP au centre du carrefour pour faciliter les départs, mais l’heure tourne vite et certains (dont moi-même) vont se dire qu’il faut rouler un peu pour ne pas arriver trop tard au pique-nique 40 km plus loin.

Nous sommes à Villers aux Erables, à la plaine de jeux, et c’est là que nous finirons nos dernières rations de survie personnelles. A l’avenir, nous mangerons français. C’est ici aussi que notre ami Marcel sort l’apéro de son coffre, c’est pratiquement devenu une tradition – santé Marcel ! Malgré le vent, nous savourons notre premier repas pris ensemble et déjà, s’installe notre bonne humeur habituelle. Il est temps de lever le camp, il reste plus de 220 km à faire. Nous sommes accueillis par la population qui arrête toute activité pour nous saluer. Manifestement notre convoi est apprécié. Hélas, notre avancée va être parsemée d’obstacles organisés par une partie des habitants, ils dressent brocantes et les travaux qui vont mettre à rude épreuve les qualités de nos navigateurs, notre ami Guy Guy a décidé de s’offrir une petite épreuve digne du permis de conduire, il lui faudra de la patience pour d’en sortir. Le retard s’installe et les participants sont un peu dispersés, mais ce serait mal nous connaître que de croire que cela pourrait nous perturber. Il suffit de viser la Seine et on se retrouve plus ou moins sur la bonne route et très vite on retombe sur les notes du carnet de route. Soudain, la poupe de la Cadillac en vue, ma copilote s’écrie « Bah coupons ». Je me dis mais que veut-elle couper à la Cadillac ? De toute façon elle a déjà été « coupée » à l’usine. D’ailleurs , c’est marqué dessus «coupé deville » bien que le morceau qu’ils ont coupé n’est pas très important .Si la coupe avait été plus radicale on l’aurait sans doute appelé « villager » plutôt que « deville » mais alors, elle serait plus Ford et moins forte ! Mais vu la taille du bateau , bateau ? Mon euro vient de tomber, bac ou pont ? Telle était la question. Nous décidons de prendre le bac, mais plus de Cadillac. Espérons qu’il n’a pas coulé sous le poids de l’américaine, bizarre. Bon, on prend le bac et la traversée est rapide et tranquille. La précision du mouvement et la rapidité de la manœuvre est extraordinaire, je suis certain que le capitaine pourrait le faire les yeux fermés.

De l’autre côté, nous ne sommes pas nombreux, on s’est trompé ! Nous n’étions pas un pont trop loin mais un bac trop tôt! On décide d’en rester là, on retrouve la forêt de Brotonne et la route tracée, Blangy le château est annoncé, on arrive par le haut, le château se trouve en bas quelque part au centre mais on ne le voit pas. Cependant j’aperçois un superbe drapeau rouge qui flotte au vent et j’en déduis que le château est là. Arrivés sur le parking on comprend qu’il reste très peu de choses dudit château. Dans quelques années ce village s ‘appellera « Blangy le drapeau ». Par contre sur le parking il n’y a encore que la Simca de Jean-Michel, soit on est les premiers, ou bien tout le monde est déjà parti. On se rend compte alors que les embuches de la route ont fait des dégâts et causé quelques retards. Les GO sont en affaire à tenter de rassembler la troupe. Tout rentre dans l’ordre et nous gagnons notre hôtel à Pont-l’éveque. L’horaire du repas sera un peu adapté pour permettre à chacun de s’installer et de se rafraichir.

Le cadre de l’hôtel ainsi que son aménagement sont très accueillants, et l’apéro est offert par la maison ! La journée a été longue et après le repas, la nuit de sommeil est attendue par certains avec impatience. Ils iront dormir «avec les poules », pardon avec les canards. Ils étaient encore peu nombreux mais sont bien la preuve que tous les canards qui vivent sur un lac ne sont pas laqués, nous n’en mangerons pas ! Vendredi matin tout le monde est en forme et prêt à affronter la route, pas très longtemps car 15 km plus loin nous voici reçus par les Ets Busnel. On nous y explique le processus de fabrication du calvados, on nous y rappellera comme le disait crocodile (pas le rouge) mais Dundee que les pommes flottent, mais lui disait ‘ ça flotte pot ‘ mettez-y un peu de ‘com’ et ça coule surtout avec le bocal. Dédé fait à nouveau «le singe» en escaladant les cuves et autres alambiques sous prétexte de prendre des photos. Nous restons sans voix dans les chais au vu des quantités. La visite se termine par un petit musée, qui recèle un très ancien pressoir et une plus récente Ford A en parfait état de présentation. Bien entendu nous avons droit à une petite dégustation qui bien que matinale ne sera pas boudée. Certains ont même abusé! (toujours les mêmes, insortables), ça n’a peut-être aucun rapport mais la lecture du carnet de route n’était plus aussi limpide pour ma navigatrice.

Nous arrivons néanmoins à Saint Jean de Livet, le road book indique un grand cassis, avant la case pique-nique. En effet, il y en avait dans l’apéro offert par la Mairie qui nous reçu plus que bien. Je garde un excellent souvenir des petites « shouquettes ». Un peu éparpillés, chacun essayant de s’abriter du vent pour manger, nous échappons cependant à la moindre goutte de pluie. Nous avons la visite de quelques classes d’enfants du village. Sans le savoir, nous avons peut-être créé chez certains des pensées du genre « plus tard j’en aurai une aussi » en tout cas ils étaient intéressés; pour certains déjà par la valeur monétaire de nos machines. J’espère qu’ils comprendront vite que la valeur des choses n’est pas que pécuniaire. Avez-vous remarqué que dans notre club on parle assez peu de la valeur monétaire de nos ancêtres. Normal nous sommes tous de véritables passionnés. On poursuit par la visite du domaine Saint Hippolyte tout à coté, dont le thème est «de la ferme traditionnelle normande à la ferme actuelle ». Le site ancien présente un manoir situé en hauteur par rapport aux autres bâtiments de la ferme qui témoigne de la richesse du maître des lieux. On pouvait aussi y voir un hêtre majestueux à plusieurs troncs contigus, dont l’un vient récemment de tomber. On a aussi vu entre d’autres bâtisses un superbe pigeonnier très bien préservé malgré le fait qu’un plaisantin affirma qu’il fut construit par les ouvriers de la tour de Pise. A l ‘intérieur je me suis demandé à quoi servaient tous les trous dans les murs. Une personne d’une grande perspicacité me répondit aussi vite que des petits bâtons y étaient fichés pour que les pigeons s’y posent et puissent faire leurs besoins à l’aise. Il n’y avait plus qu’à les recueillir en bas. On comprend aussi pourquoi la forme générale du pigeonnier est légèrement conique, sans quoi, je plains les pigeons des bas étages! Les fientes de pigeons étaient utilisées comme engrais. La ferme moderne nous fera découvrir la fabrication du fromage, de la vache jusqu’à la table de dégustation. Ce fut un moment de détente et de retour à la nature agrémenté d’une petite promenade sous un soleil timide . On termine la journée par des routes toujours pittoresques et la météo est encore acceptable. De retour à Pont-l’Evêque on nous donne quartier libre, mais nous avons renoncé à y rester; il y avait la foire aux fromages et je peux vous dire que par là, ils aiment le fromage, la ville était bondée ! On découvre un peu la région et retour à l’hôtel. Cette fois le repas est à 20 h 00 et l’ambiance est au rendez-vous. Chacun ayant à raconter ses aventures et découvertes du jour. Quelques uns vont jouer les prolongations et le réveil du samedi sera parfois un peu ‘pénible’ pour eux. Une petite pluie nocturne permet de dépoussiérer les autos. Après le petit déjeuner, et le briefing de Pol, départ pour Beuvron sur Auge et sa petite place de maisons anciennes, qui font penser à des maisons de poupées. (non Dédé, pas de barbies) Une multitude de petits commerces ont fait le bonheur de ceux et celles avides de petits souvenirs, en cherchant un peu, un tout petit peu, on trouve aussi une dégustation de cidre et calvados. Départ 11h15 précise, on ne plaisante plus avec l’heure, c’est une nécessité quand on est nombreux. On se rend vers l’endroit prévu pour le pique-nique. Je n’ai pas encore bien compris l’histoire du désert, mais une surprise devait nous y attendre. On nous à juste dit, attention il faut prendre le petit chemin, avec de l’herbe au milieu, ah oui, ça il y avait de l’herbe, 30 cm pour le moins; qu’importe nous avons toute confiance en nos GO et sommes certains qu’il n’y a pas de grosses pierres qui pourraient faire du dégât. Ce qu’il y a de bien c’est que les carters humides ont été séchés; par contre les secs ont du coup été mouillés. Au final nous aurons donc tous des carters dans le même état ! Belle preuve de solidarité à l’AVAC on partage tout, quelle équipe ! Bien nous voilà garés dans une prairie tondue et on se dit quoi c’est ça la surprise ? On nous dit, oui oui, sortez table et chaises, mais ça c’était la petite blague parce que non loin de là, à 20 mètres, nous découvrons quelqu’un qui nous accueille et nous invite à le suivre. Nous étions chez Jacques et Monique, ceux-ci ont dressé 2 grandes tonnelles, tables , bancs et buffet confectionné par Monique, un festin. En plus il y avait une petite table où on pouvait acheter cidre, pommeau et calvados, je pense que tout a été vendu ! Ce que je n’ai pas compris c’est qu’il y avait aussi de l’eau à vendre. On termine le repas par fromage et gâteau au chocolat, celui-là je ne suis pas prêt de l’oublier non plus. Ces personnes, André clic-clac les connait, il leur a acheté sa Mercedes 220s de 1956 sans la payer, du moins pas tout de suite, ça c’est de la confiance ! Ou alors, il leur avait laissé son Canon en gage pour quelques jours, mais ça m’étonnerait, il ne dort jamais sans ! André avant d’acheter cette voiture en a eu une au 1/43°, puis une au 1/18°, espérons que maintenant il ne rêve pas d’une 2/1°, genre monster truck. A noter que c’était aussi l’anniversaire de Rudy. Les hommes ont été invités à uriner sur un arbre. Serait-ce une nouvelle idée des GO ? En tout cas, ce pique-nique mémorable fut un grand moment. Pour eux, cela a été stressant de gérer 100 personnes qui ont faim! Je pense d’ailleurs que les 10 voitures en plus de cette année ont causé un surcroit de travail et de soucis pour la bonne organisation de cette sortie. Direction Lisieux, pour la visite de la Basilique, j’ai trouvé cet édifice assez déroutant. De loin ça a l’air vieux mais une fois à l’intérieur on se rend compte que c’est assez récent; mais c’est logique puisque l’édifice a été construit en l’honneur de Sainte Thérèse. La dominante du bleu à l’intérieur est surprenante aussi. 

Retour à l’hôtel, avec une petite cafouille en ville, mais on s’y retrouve vite. C’est le dernier soir à l’hôtel l’ambiance et la convivialité sont bien présentes d’une façon générale les « nouveaux » ont je pense été intégrés au groupe et ne regrettent pas l’expérience. Un dernier petit verre au salon et dodo demain il y a 400 km qui nous attendent. Dimanche matin, les valises sont bouclées, le plein est fait et on prend le dernier petit déjeuner à l’ hôtel, établissement qui m’a paru irréprochable et d’une façon générale la qualité des repas et pique-nique excellents. C’est même dommage de n’avoir pu profiter un peu plus du cadre idyllique de l’endroit. Mais voilà, il faut partir, on écoute les conseils de Pol pour la route et en avant. Bien vite on se rend compte que cette fois le chemin tracé est plus rapide, du moins, il peut le devenir et quelques uns vont lâcher la bride des chevaux encore fringants de leurs machines. Bon une petite récréation qui étant illégale et hautement répréhensible par les temps qui courent, il ne faut pas faire durer le plaisir trop longtemps. N’empêche, les km défilent rapidement et cette fois, on est bien dans les temps. Les 200 km jusque Crevecoeur le Grand sont déjà faits, mais une nouvelle tuile tombe sur les GO. Cette fois il ne s’agit pas de brocante mais l’endroit qui nous devait-être réservé est occupé par un .. marché ! Heureusement un endroit très acceptable nous accueille un peu plus loin, petit problème pour les dames particulièrement . Pas de toilettes à moins d’aller à pied à l’endroit initialement prévu mais c’était sans compter sur la bonté d’une dame qui a ouvert ses toilettes à qui en avait besoin, merci madame. Elle ne voulait même pas d’une petite pièce, mais l’euro lui laissé lui revenait, c’était bien la moindre des choses. Le soleil est au rendez-vous bien que le vent soit encore présent. Ce dernier pique-nique a été aussi l’occasion pour les habitants de venir admirer nos belles autos; ils furent certainement aussi étonnés de découvrir l’ambiance générale qui règne. Ca ressemblait un peu au festin à la fin des aventures d ‘Astérix et Obélix, il faudrait juste encore trouver un barde, moi, j’ai bien une petite idée…

Nous quittons l’endroit en veillant à ne rien laisser traîner derrière, ça fait partie de notre image de marque, à noter que l’intendance ravitaillement dont s’occupe Guy et Marie-Paule est toujours à la hauteur, on s’y habitue, mais n’oublions pas le travail que cela représente. Bien sûr la fonction première de notre ami est le camion balais, il sera comblé en chargeant une belle Mercedes blanche sur son plateau.

Cette année au rayon des pannes il y a tout de même un mystère; y a t-il un saboteur parmi nous?, une malédiction mécanique ?, ou un ancien résistant ?. Toujours est-il que les voitures à l’étoile de Stuttgart ont payé un lourd tribu, en plus toutes les pannes peuvent être provoquées facilement et rapidement par n’importe qui. Ne me faites pas dire que ce sont les propriétaires qui sont à l’origine des pannes pour mettre à l’épreuve l’efficacité de l ‘assistance, non, tout de
même, mais le 1° en panne (toujours à se faire remarquer) après je le rappelle des freins déficients savait exactement où était le problème, tuyau souple en entrée de pompe d’essence, bizarre. Notre ami semble par ailleurs avoir des problèmes d’essence sur d’autres voitures, roulerait-il avec de l’essence frelatée ? La deuxième Mercedes, du même modèle, au moteur près, décida de se lancer dans le vice, ou plutôt les vises quelles soient platinées ou zinguées dans le pneu ou l’allumage et vice et versa. Enfin la 250 S de Monique mais conduite par Mattéo, (dont certains ont dit de lui, qu’il avait un côté mafiosi dans cette grosse berline, surtout avec le couvre chef et les lunettes noires), a subi des dégâts au niveau de la conduite hydraulique de récepteur d’embrayage, heureusement, ce n’était que sur le chemin du retour. Signalons que Michaël devra se représenter en 2° session de «technique de l’alternateur », il y a encore des lacunes et Papou cette fois n’y pourra rien. Il parvint néanmoins à ramener sa R8 au bercail. A noter aussi que la Mercedes de Marcel Gaspard avait un soucis de démarrage à froid, probablement une défaillance de l’injecteur de départ à froid, il devrait demander conseil à Michel P, il en étudie le fonctionnement avec assiduité. Fermons cette parenthèse, notre dernier objectif étant la Brasserie des Fagnes, mais nous n’y sommes pas encore, on suit le carnet de route sans problème et je signale à ma navigatrice que vers les 300 km on sera sur la réserve et que le ravitaillement en carburant sera le bienvenu. Pas de problème me dit-elle c’est prévu à Ribemont au km 315; parfait ! Rapidement on y est, je me range à la pompe, ouvre le bouchon et puis je regarde les pistolets pour faire mon choix, hélas, c’est gazoil ou 95 E machin, bon pas le choix, il faut continuer. On repart à l’économie, on roule calmement et soudain la providence nous sourit, quelques heures plus tôt, je n’aurais pas réagi de la même façon. En effet, j’aperçois dans mon rétroviseur une camionnette de la gendarmerie nationale, je me range à droite en n’oubliant pas le clignotant de droite, ça c’est comme chez nous. Je dis ça vu que les ronds-points sont considérés comme des carrefours et que le clignotant de gauche est de mise en entrant dans le rond-point, sauf si on sort à la 1°, bref, le combi s’arrête à côté de moi, nous baissons nos vitres, je m’adresse dans mon meilleur français au gendarme et lui demande poliment où je pourrais trouver de l’essence 98 octane . Il me répond alors ‘PARDON’, je réitère ma demande, excusez moi je cherche de l’essence 98 sans plomb car mon réservoir est vide, il me réponds, ‘COMMENT ?’ mais cette fois un petit sourire au coin des lèvres; à ce moment je compris, ben oui, je cherche de la quatre vingt dix-huit ! ‘ Ah bon’ me dit-il, et en un instant son attitude stricte de représentant des forces de l’ordre se transforme en bon samaritain, son visage s’illumine et il m’indique avec précisions où je pourrais trouver ce que je cherche, avec l’emplacement et la marque des différentes possibilités, il me souhaite une bonne route et une bonne fin de journée, il a même oublié de me dire d’être prudent, ignore t-il que nos tacots sont capables de plus de 40km/h ?, ou bien était-il conscient que nous sommes très prudents, ne fut ce que parce que nous nous méfions des véhicules modernes qui ne sont pas à un accrochage près. La pompe promise est à Guise, en fait sur notre route, j ‘insère ma carte, et là : CARTE REFUSEE !! Là ça devient embêtant, j’essaye une autre borne, et oh joie intense procurée par la technique moderne, une voix suave me susurre : ‘ faites votre choix’ ouf, un petit demi-tour et le plein est fait. Au fait avez vous remarqué que la 98 sent très mauvais en France, bizarre çà. On revient tout doucement chez nous, Momignies, Chimay, un petit bout de circuit, on se calme. Le rassemblement est court-circuité (comme le siège de Freddy) et on va directement vers la Brasserie des Fagnes, on se gare à l’endroit habituel, et comme promis le verre de l’amitié et l’assiette des Fagnes nous sont servis , les plus fidèles tulipiens sont récompensés par un autocollant spécial. Les GO ayant déjà reçu plus tôt un petit cadeau à base de pommes, à cette occasion, le Président fit remarquer que tous les membres du CA sont de la partie, preuve de leur attachement à cette sortie. Les GO, ont donc reçu nos applaudissements sincères pour la réussite de la conquête de la terre normande. Ils ont réussit leur pièce d’épreuve de 5° année, l’an prochain ce sera la qualification ! Voilà, on se quitte, enfin, pas tout à fait, les derniers à partir, dont 2 en particulier, ont fait un petit rodéo dans la prairie, quelques petits tours et puis s’en vont, bande de gamins, mais il paraît qu’il faut profiter de ces petits moments qui se présentent. Nous avons profité de 4 jours de ces moments où l’on a pu oublier les tracas et le train-train quotidien, (même si c’était un peu fatiguant), et cela grâce à l’organisation. Les GO, eux ne se sont peut-être pas autant amusés que les autres années, étant donné les circonstances auxquelles ils ont été confrontés, le nombre de participants qu’ils ont acceptés mais aussi les impondérables rencontrés, grâce aussi à l’assistance de Piet, Guy Guy et Marie-Paule, n’oublions pas aussi que les sponsors et le club permettent ce genre d’activité par leurs contributions. Nos remerciements vont aussi aux épouses ainsi qu’à toutes les personnes qui sont bénévoles dans l’ombre, comme Eric qui a fourni les carnets de route, tiens vous connaissez son 2° prénom ? Son origine est italienne comme sa voiture, c’est Hilletro. A l’année prochaine sur les plages et sous le soleil, ne tardez pas de vous inscrire, j’ai comme l’impression que les places seront vite réservées.

Hemi354.0

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